Memento Mori

# Harry potter, 80 ans plus tard,
Quelle sera l'issue cette fois-ci ? ¤
 
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 Kathleen O'Brien, Auror, leader des Phénix [UC]

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Kathleen O'Brien
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MessageSujet: Kathleen O''Brien, Auror, leader des Phénix [UC]   Mar 4 Nov - 17:37

# Identité.
    Nom : O'Brien
    Prénom(s)
    : Kathleen, Eileen
    Surnom :
    Kate
    Date de naissance & âge :
    30/10/1975 (Scorpion), 33 ans.



# Généralités.

    Physique.
    Pour une femme, Kathleen est grande et bien charpentée : mesurant un mètre soixante-quinze pour un peu moins de soixante-dix kilos, elle est loin d'être une allumette. Sa silhouette n'est pourtant pas désagréable : elle s'impose un entraînement physique quotidien, qui lui vaut des muscles puissants et des formes qui, bien que pas forcément très opulentes – elle se trouve désespérément plate – ont quand même une existence indiscutable. En bref, si elle est loin d'être repoussante, ce n'est pas non plus le genre de petite chose fragile à se laisser protéger parle premier chevalier servant venu, et mieux vaut avoir le coeur bien accroché si vous comptez lui taper dessus.
    Son visage aux traits réguliers est joli et dégage une impression de calme : un front haut et lisse, un nez droit, une bouche charnue à laquelle les années ont donné un pli un peu amer, un menton volontaire, des yeux bleu-vert qu'elle cerne en général d'un trait de crayon noir, le tout encadré par une chevelure blonde, abondante et indisciplinée, qui lui arrive aux épaules.
    Quand elle ne porte pas l'uniforme des Aurors, elle est en général vêtue d'une robe de sorcier noire, mais elle aime aussi porter des vêtements moldus qui ont, au moins, le mérite d'être décolletés...

    Caractère.
    Comme dit précédemment, Kate n'est pas une femme fragile, et ce n'est pas non plus vraiment une outre débordant de bons sentiments. Autrement dit, elle a vraiment un foutu caractère. Elle n'accorde pas sa confiance à n'importe qui, peut se montrer une véritable tête de mule, se révèle extrêmement rancunière quand on fait quelque chose qui ne lui plaît pas, et a une certaine tendance à préférer ses propres principes à ceux que les autres tentent de lui imposer. Cependant, elle a son propre code de conduite, qui, même s'il n'est pas accessible à tout un chacun, est extrêmement précis, et elle s'y tient. C'est une femme de poigne, habituée à diriger, et qui a beaucoup de mal à accepter qu'on conteste ses décisions.
    Pour autant, elle manque fâcheusement de méchanceté. Sous ses dehors froids, elle n'est pas exempte d'un certain humour un peu cassant, est loyale à ses amis et ses alliés, et elle ne manque pas de courage et d'efficacité une fois qu'elle a pris une décision.
    Ne comptez pas sur une version féminine du mythique Dumbledore, mais peut-être le remplacera-t-elle avantageusement...

    Qualités. Intelligence, Sang-Froid, Loyauté
    Défauts.
    Froideur, Jalousie, Rancune
    Ambitions, but dans la vie
    : Tuer dans l'oeuf le mouvement Silverhate, même si jusqu'à présent ça n'a pas trop fonctionné...



# Biographie.





    - Maman, pourquoi tu pleures?

    Eileen essuie ses yeux d'un revers de manche rageur. Hors de question que la gamine aux cheveux blonds si semblables aux siens, debout devant elle, interrogatrice, la voie dans cet état. Elle est jeune, indépendante, elle a sa magie pour elle. Et merde à ceux à qui ça déplaît. Seulement, là, tout de suite, elle aimerait bien arrêter de chialer comme une fontaine, parce que ça fait quand même un très, très mauvais effet.
    - Maman, tu veux que j'aille chercher Papa?
    Ça aurait pu faire redoubler le déluge. Etrangement, ça calme. C'est vrai, quoi, un gosse, ça a le chic pour vous mettre en face de la réalité...
    - Papa est parti, Kate.
    - Parti? Mais pourquoi parti? C'est à cause de ce que j'ai fait cet après-midi?

    Eileen Connel regarde dans les yeux sa fille de six ans. Des yeux bleu-vert, de cette couleur si particulière qui, elle le sait, lui rappellera toujours un triste connard, lâche de surcroît, à qui elle a bien eu raison de cacher la vérité à propos de sa véritable nature. Mais si elle, sorcière et diplômée depuis déjà plus de dix ans, n'a pas trop eu de mal à cacher sa baguette et se passer de magie, en se disant que de toute façon il serait toujours temps de dire la vérité un jour, ça s'est révélé plus complexe qu'elle n'aurait cru de faire passer pour des accidents ou des coïncidences étranges les étincelles, objets volants et autres manifestations paranormales provoqués, bien involontairement, par une Kathleen qui commence à montrer qu'elle est bien la digne fille de sa mère, et non pas seulement la "Kathy chérie" de son papa.
    - Non, Kate. Ce n'est pas à cause de toi. C'est ma faute. Tu vois, Papa a eu peur. Pas de toi, non! De moi, plutôt...
    Après, Kathleen ne comprend pas très bien. Il y a des histoires de sorcières, de Maman qui est une sorcière - elle n'a pourtant pas le nez crochu - des mots qu'elle n'a jamais entendu comme Molku et Poulard, de magie - mais la maîtresse dit pourtant que ça n'existe pas - de baguettes et de balais volants.
    Mais de tout ça Kate ne retient qu'une seule chose.
    Papa est un trouillard, et il ne reviendra pas.

    Le lit est bleu. Les rideaux sont bleus. Même la lumière qui tombe des vitres bleues est, conséquemment, bleue, et Kate se demande sérieusement si, après quelques années à dormir dans cette chambre sept jours sur sept, elle ne va pas devenir bleue, elle aussi. C'est pas que ça ne soit pas joli, le bleu, mais ça la gênerait, quand même.
    Quand elle était petite, elle rêvait d'être à Gryffondor. Parce qu'à Gryffondor, ils étaient tous courageux, paraissait-il. Parce que Gryffondor, c'était la maison d'Harry Potter et d'Albus Dumbledore, les héros de la Grande Guerre, ceux qu'on voit sur les cartes de Chocogrenouilles. Et puis, Gryffondor, c'était aussi la maison de sa mère. Et même si Maman n'est pas une héroïne - comment tu veux être une héroïne quand tu tiens une épicerie, si tu connais la réponse tu m'appelles - ça aurait quand même fait du bien. Un point commun.
    Il y a un mois, Kathleen a envoyé une lettre à son père. Avec sa chouette, sa toute nouvelle chouette effraie, Maïa. Une très gentille lettre, écrite sur du joli papier rose, signée "Kathy". Maïa est revenue dans une voiture de la Brigade des Créatures Magiques, avec les deux ailes cassées et un pronostic assez pessimiste sur l'éventualité qu'elle puisse voler de nouveau. Ils s'occupent parfois des hiboux postaux qui traînent en plein jour, à la Brigade, parce que ça ferait bizarre, en plein milieu d'une agglomération.
    Une larme coule et Kate l'essuie d'un geste rageur.
    O'Brien. Serdaigle. Eh bien, on fera avec.

    Clac, clac, clac. Depuis quelque temps, Kate met des talons. C'est vrai quoi, quand on est O'Brien, préfète pour les Serdaigle de cinquième année, on peut bien se permettre un peu de respectabilité. Et tant mieux si les quelques centimètres que ça lui donne en plus fichent un peu la trouille aux petits cons des années précédentes. Les jeunes, de nos jours, ont une tendance plus que certaine à laisser leurs chevilles dépasser la limite autorisée.
    - Mais FOUTEZ-MOI LA PAIX à la fin!
    Un éclat de voix, et des éclairs de lumière. Pas très malin, en plein jour, et en plein milieu d'un couloir. Allez, on dégaine sa baguette et son air le plus impressionnant, on avance à grandes enjambées, on disperse la masse à coups de "Cinq points de moins si tu ne te casses pas, Powell!" et "Oui, Selwyn, t'as beau être de ma maison, je m'en gratte!", sans oublier l'indispensable "Le premier qui moufte, je m'arrange pour qu'il fasse un tour à la direction vite fait!". La routine, quoi.
    Le gamin, qui doit faire un mètre trente-cinq et vingt kilos tout mouillé, est debout au milieu du couloir, droit comme si on lui avait enfoncé un balai à un endroit fort désagréable, et devant cette petite chose palpitante d'indignation, Kate ne peut se défendre d'une certaine envie de rire. Ce qui ne l'empêche pas de saisir le coupable d'une main d'acier, de disperser la masse à grands cris - il leur faut bien un peu de spectacle, à ces pauvres enfants -, et d'entraîner le petit première année, de sa maison en plus, si c'est pas malheureux, qui la suit sans protester dans le labyrinthe des couloirs de l'école.
    Au bout d'un moment, elle se rend quand même compte qu'il y a quelque chose qui ne tourne pas rond, qu'il devrait au moins se défendre, ou quelque chose comme ça. Alors elle se retourne, le toise, de toute sa supériorité et sa raison de préfète. Plonge son regard couleur d'eau dans des yeux d'un bleu très clair.
    - Et il t'est passé quoi, par la tête? T'es censé être à Serdaigle! Et les duels au milieu des couloirs, c'est pas dans le contrat! Tu te rends compte du nombre de points qu'on risque de perdre à cause de toi?
    - Il avait insulté ma mère.

    Les yeux bleu-vert se heurtent à ceux bleu-gris. Quelque chose se crée. Une connivence?
    - Tu t'appelles comment, monsieur le susceptible?
    - Augustus Stevenson.


    - Hé, chérie, c'est un troll, un vampire et une harpie qui rentrent dans un bar...
    - Oh, Travis, ta gueule!

    D'habitude, les Serdaigle tolèrent à peu près les blagues, même vaseuses, de Travis Greengrass, le beau gosse un peu bébête de leur Maison. Et il est sûr que toute jeune fille qui se respecte devrait tolérer l'humour, même merdique, de son petit ami. Mais là, pour le dernier soir qu'elle passe à Poudlard, Kathleen O'Brien, Préfète-en-Chef, et raisonnablement faite - un grand merci au Whisky Pur Feu - n'a pas l'intention de se laisser gâcher l'humeur ni de jouer les hypocrites. Alors, sachant que la diplomatie n'a jamais été son fort...
    Ce matin, elle a vu Augustus. Le gamin un peu trop susceptible pour sa taille et son âge est devenu un grand échalas, très calme et très studieux. Un ami pour elle, aussi. "Je veux pas que tu partes", il a dit. Alors elle a eu un petit rire, elle lui a dit de ne pas s'en faire. Qu'ils se reverraient. Il a souri. Ce n'est déjà pas mal, vu qu'il rit de moins en moins souvent.
    Après Poudlard, Kate veut être Auror. Pas de risque que ses résultats aux ASPICs la trahissent, tous les examinateurs étaient contents. A part peut-être celui d'Astronomie, mais elle a beau être à Serdaigle, observer le ciel nocturne l'a toujours profondément gonflée. Et puis après tout, si les héros regardaient les étoiles pour savoir sur qui taper, ça se saurait.
    Elle tourne la tête vers son bellâtre de petit ami, et elle se dit qu'il est largement temps qu'elle s'arrache.
    - Demain, je pars, et tu ne me revois plus. Mais je crois qu'on a quelque chose à faire avant...
    Elle sait l'effet que ça va avoir sur lui. Et elle compte bien en profiter, comme elle a fait toute l'année. Bien sûr, c'est mal, et pas très intellectuel, mais si à dix-huit ans on a pas le droit d'être une garce, hein...

    Elle ne saura probablement jamais si c'est le hululement d'une Eris réveillée en sursaut ou le bruit sourd qui a retenti dans la pièce d'à côté qui est parvenu à son cerveau en premier, mais ça n'empêche pas Kathleen O'Brien, aspirante Auror, pas mal classée dans sa promo, merci pour elle, d'empoigner sa baguette et de se couler silencieusement par la porte du salon pour s'accroupir derrière le canapé, prête à surgir pour pourfendre l'impudent qui a osé se glisser nuitamment dans son deux-pièces à-elle-rien-qu'à-elle. C'est vrai, on n'est plus chez soi, quoi.
    - Kate? Tu es réveillée?
    La voix est polie, calme, comme d'habitude, mais on sent en-dessous comme une lame de fond prête à déferler d'un moment à l'autre. Alors Kathleen se redresse, rassemble ses cheveux emmêlés en un chignon dans lequel elle enfonce sa baguette - trouve une nuisette un minimum sexy qui ait des poches et tu m'appelles - et s'autorise enfin à bâiller à s'en décrocher la mâchoire.
    - Hé, August, avant de faire des trucs pareils, tu m'envoies un hibou, d'accord? Parce que les opérations commando à deux heures du matin, c'est pas trop mon truc...
    - Désolé. Mes options étaient assez... limitées.

    Il a un petit rire. Un rire jaune. Le genre de rire qui fait plus peur qu'autre chose. Surtout que la gamine pendue à sa main - quel âge a-t-elle? treize, quatorze ans? - n'a pas trop précisément l'air de rigoler, elle. Plutôt décomposée, en fait. Et à bien y regarder, Augustus n'est pas précisément frais, non plus.
    - Ah, au fait... Ma soeur, June. Elle rentre en quatrième année.
    - Salut.

    Un ange passe.
    - Rentrez, asseyez-vous, je vais faire du thé.
    Quand ils ont bu le thé - "August, un sucre, je sais, June? deux, d'accord" -, nettoyé le salon plein de suie - "mais si, Kate, je vais le faire, c'est ma faute, tiens, Evanesco" -, Augustus est plutôt décomposé, lui aussi. Alors Kathleen sourit à June, l'emmène, lui montre la salle de bains, et la laisse dans la chambre avec une lampe allumée et une chemise de nuit propre, en lui certifiant que non, son frère ne va pas tarder.
    Dans le salon, assis sur le canapé, Augustus regarde ses mains comme s'il les voyait pour la première fois.
    - Je l'ai frappé, Kate. Je l'aurais tué. Après, il a tapé sur Mère, comme d'habitude, mais je pouvais plus. On pouvait plus.
    Il est trois heures et demie du matin et Kathleen O'Brien, bientôt vingt et un ans, ex-préfète en chef pour la maison Serdaigle, se demande si elle va oser passer un bras autour des épaules de ce garçon déjà presque un homme, ou si elle va avoir trop peur d'être électrocutée.
    - Qu'est-ce que je vais faire? Putain, qu'est-ce que je vais faire?
    La main de Kate se pose sur la nuque raidie, masse un moment.
    - Pour l'instant, tu peux rester ici tant que tu voudras.
    Elle sent les épaules élargies par les trois dernières années se mettre à tressauter, peu à peu. Et pendant qu'elle attire contre elle celui qui, il y a six ans, n'était qu'un première année un peu trop susceptible, qu'elle lui murmure que c'est fini et que tout va s'arranger, Kathleen ne peut s'empêcher d'être fière qu'il soit venu la voir, elle. Et pas ces petits cons qui lui servaient d'amis quand elle est partie. C'est bas, certes. Mais on peut aussi prendre ça comme un témoignage d'amitié, non?


Dernière édition par Kathleen O'Brien le Dim 24 Mai - 12:07, édité 4 fois
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MessageSujet: Re: Kathleen O'Brien, Auror, leader des Phénix [UC]   Lun 29 Déc - 5:15


    - Alors ça y est.
    La tasse est chaude entre les mains de Kathleen. La vapeur monte lentement dans l'air. A Poudlard, il y avait Divination, et dans les feuilles de thé qui restaient au fond il fallait trouver des formes signifiant quelque chose. Mais ça, Kate n'y a jamais vraiment cru. Bien sûr, il y a les vieilles légendes sur les prophéties, les prédictions et toutes ces choses-là.
    - C'est drôle, je suis exactement comme ce matin.
    Derrière la théière, Eileen Connel, connue sous le fier pseudonyme de "maman" a un sourire. Kate ne voit pas souvent sa mère - tenir une épicerie, ça prend du temps, et plus ça prend de temps, plus ça veut dire qu'on a des clients.
    - Tu t'attendais à quoi? A ce qu'il te pousse des cornes?
    - Non, mais bon. Les autres sautaient dans tous les sens. Après.
    - Alors c'est que les autres ont plus de sens du symbole que toi. Rien d'alarmant.

    Kate regarde les cheveux grisonnants, le visage marqué, les pattes d'oie au coin des yeux bruns - seule différence entre elles deux, depuis toujours. Se voit dans vingt-cinq ans, à ceci près que vu le serment qu'elle a prêté ce matin, elle est Auror, donc elle aura peut-être un oeil en moins ou le nez cassé. Elle a déjà cette trace, là, entre les sourcils trop souvent froncés.
    - C'est gentil d'avoir fait le déplacement pour... pour aujourd'hui.
    - De temps en temps il faut bien que je montre à ma fille que je suis fière d'elle.

    Elle a beau ne pas croire en la divination et ne pas avoir de sens du symbole, il n'empêche que Kate ne peut faire autrement que de remercier le destin qu'un de ses parents, au moins, prononce de telles phrases.

    - Tu te crois forte avec tes principes? Tu te crois forte? Dis-le maintenant, dis-le!

    Elle n'a pas très bien compris comment ça s'était passé. De toute façon ça fait déjà des années que Kathleen ne comprend plus ce qui arrive dans les affaires personnelles d'Augustus. Ne comprend pas pourquoi sa soeur June ne l'a pas suivi en Irlande, dans la maison où il y a encore vingt minutes la jeune Auror et son ami prenaient le thé. Ne comprend pas ce qui se trame dans l'arrière-boutique de la librairie qu'il a décidé d'ouvrir, mais se doute que ça pue le soufre. Alors, quand il a commencé à parler de domination mondiale, de contrôle du ministère et de montée au pouvoir, le ton est monté. Très vite. Trop vite.
    - Non, mais, tu craques, là! Tu te crois plus malin, toi, toujours plus malin que les autres, et tu t'en prendras plein la gueule, parce que c'est comme ça que ça marche quand on a la grosse...
    - La grosse tête? C'est la préfète parfaite qui dit ça? La garce qui croit tout savoir? Miss-je-rappelle-à-l'ordre? Tu veux que je te dise, tu me fais chier...

    Ils continuent à crier. Longtemps. Et puis, à bout, Augustus plonge la main dans sa poche. Le regard bleu-vert se plaque sur cette main, remonte jusqu'aux yeux très clairs, orageux. Le silence tombe sur eux comme une chape de plomb.
    Et puis la voix de Kate retentit. Glacée.
    - C'est exactement à ça que je pensais quand je parlais de "craquer".
    Elle tourne les talons, emprunte le couloir. Lentement. Sans dire un mot de plus.
    - Tu as vu comment tu réagis? Un balai dans le cul, O'Brien, sentiment zéro! Va au diable!
    Flèche du Parthe. La porte claque.
    Elle pleure. Mais ça elle ne l'avouera jamais.

    Il est sûr que les portes étaient verrouillées, mais il est aussi sûr d'avoir entendu des pas dans le couloir. Alors, prudent, il se lève. Dans le lit, sa femme dort profondément. Il sait que c'est idiot d'avoir peur, que de toute façon, personne n'a pu rentrer, que l'alarme se serait déclenchée si on avait forcé la porte. Mais depuis un certain incident, il y a déjà presque trente ans, Hugh O'Brien a toujours au fond de l'âme une petite peur de l'irrationnel et des tours de passe-passe.
    - C'est moi que tu cherches?
    Il se retourne. Appuyée au mur, juste à côté d'une porte entrouverte, elle l'attend. Sa cape noire tombe jusqu'à ses chevilles. Ses cheveux blonds, son sourire doux, ses traits beaux mais anguleux sont ceux d'un fantôme.
    - Tu... tu es...
    - Eileen? Non. Regarde mieux.

    Elle s'approche et il plonge son regard dans des yeux bleu-vert, froids comme un lac en plein hiver, durs comme ces statues de bronze que l'on voit sur les places publiques. Des yeux semblables aux siens.
    - Si tu savais ce que j'ai eu envie de me les arracher. Chaque matin, quand je me vois dans la glace, pendant vingt ans.
    Le ton est calme, froid. Elle entrouvre la porte de la chambre. Une respiration régulière témoigne du sommeil de son occupant.
    - Ton fils. Il est beau, n'est-ce pas, comme tu l'étais à son âge? J'imagine qu'il te rend très fier. Un bon garçon... Un bon garçon, si normal, comme son papa...
    - Kathy...
    - NE M'APPELLE PAS KATHY!

    Elle s'est retournée vers lui, ses traits réguliers soudain tordus par une rage sans nom. Ni son hurlement, ni le bruit sourd lorsqu'elle le plaque contre le mur, cet étrange morceau de bois pointé vers lui, ne provoquent le moindre tressaillement dans les autres pièces, et Hugh O'Brien sent qu'il est seul. Seul dans ce couloir, comme dans un rêve, avec sa fille devenue adulte, folle de colère contre lui.
    - Tu sais ce que tu m'as fait endurer? Tu sais l'image pourrie que tu m'as donnée des gens sans magie? Tu sais combien j'ai souffert que tu ne veuilles pas de moi, que tu plaques maman juste parce que je n'étais pas comme TU voulais?
    Des larmes coulent sur ses joues et elle les essuie d'un revers de manche rageur.
    - Je devrais tuer ta femme et ton fils, ou les emmener loin, très loin de toi, pour que tu sois blessé comme tu m'as blessée, pour que tu payes ne serait-ce qu'une partie du prix de ta lâcheté!
    Elle le relâche d'un seul coup et il tombe au sol.
    - Alors je ne ferai qu'une seule chose.
    Elle fait un mouvement avec cet étrange bâton, et un papier apparaît, collé sur le mur.
    Et puis elle disparaît, comme dans un rêve, et Hugh se demande comment il va se débarrasser de ça avant le matin.
    Dehors, Kathleen O'Brien, avec l'aide de son acte de naissance et d'un peu de Glu Eternelle, se sent un peu moins handicapée.



# Divers.

    Lieu de Résidence : Londres, quartier de Whitechapel
    Animal de Compagnie
    : Eris, son hibou postal. C'est un grand-duc.
    Nature du Sang
    : Sang-Mêlé
    Famille
    :
    Père : Hugh O'Brien, 57 ans, boulanger à Dun Laoghaire, Irlande.
    Mère : Eileen Connel, 55 ans, tient une épicerie à Loutry Ste Chaspoule, Angleterre.
    Baguette
    : Bois de Noyer, crin de licorne, 24,5 cm, rigide.
    Emploi
    : Auror
    Camp
    : Phénix
    Actrice sur l'Avatar
    : Miranda Otto




# Vous.


    Prénom [/b]: Sarah. Mais je déteste mon prénom, donc si vous tenez à la vie, ça sera Elenne si vous voulez absolument me distinguer du perso.
    Age :17 ans
    RP depuis : Quatre ans, plus ou moins.
    Niveau en RP : 7-8/10
    Présence sur le forum
    : 4-5/7
    Codes du Règlement
    : [Validé]
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